DSK a la tête du FMI

Dominique Strauss-Kahn nommé à la tête du FMI

dsk « DSK » patron du FMI. Sans surprise, l’ancien ministre français de l’Economie Dominique Strauss-Kahn a été nommé vendredi au poste de directeur général du Fonds monétaire international pour un mandat de cinq ans.

Agé de 58 ans, « DSK » succédera à Rodrigo Rato, démissionnaire, à compter du 1er novembre. L’Espagnol, qui avait annoncé en juin son départ pour raisons personnelles, s’est engagé à travailler avec Dominique Strauss-Kahn pour « garantir un transition en douceur ». Rato sera encore aux commandes pour les réunions annuelles du FMI et de son organisation jumelle la Banque mondiale, du 20 au 23 octobre.

L’ancien ministre socialiste était quasiment assuré d’être élu, en raison du soutien des Etats-Unis, des 27 pays de l’Union européenne, mais aussi de nombreux pays en développement ou émergents, comme le Brésil ou le Chili, qu’ils a convaincus de sa volonté de réforme au cours d’un marathon estival qui l’aura mené tout autour du monde.

Le conseil d’administration, qui compte 24 membres, l’a préféré au Tchèque Josef Tosovfsky, ex-ministre des Finances, appuyé par la Russie, après avoir auditionné les deux candidats au cours d’un « grand oral » la semaine dernière. Dans leur communiqué officiel, les administrateurs disent avoir choisi M. Strauss-Kahn « par consensus ».

Le président français Nicolas Sarkozy n’a pas perdu une minute pour saluer cette nomination, « très bonne nouvelle » et « grande victoire pour la diplomatie française ». Se disant « persuadé qu’il sera un excellent responsable du FMI », il a défendu au passage sa stratégie d’ouverture: « proposer au nom de la France des femmes et des hommes, sans tenir compte de leur passé politique, en tenant compte de leurs qualités ».

Le FMI compte 185 pays membres. Et la tâche du nouveau directeur général s’annonce difficile, tant la légitimité actuelle de cette institution en pleine crise suscite des interrogations.

Les pays membres du FMI n’empruntent plus aussi fréquemment qu’avant, ce qui entraîne un recul des fonds pour les opérations de l’institution. Des réductions de personnels sont imminentes. Sans compter que les pays en développement réclament un rôle plus grand dans la prise de décision.

Réagissant à sa nomination, « DSK », qui s’était posé au cours de sa campagne comme l’homme de la réforme indispensable, s’est dit « déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l’emploi ».

Lors de son audition à Washington, « DSK » avait expliqué s’être lancé dans un voyage de « 60.000 miles » (96.500km) pour rendre visite tant aux petits qu’aux grands pays membres du FMI, afin de « les écouter » et d’ »apprendre ». « Je ne veux pas être le candidat du Nord contre le Sud ou des riches contre les pauvres ».

« La tâche sera dure pour nous tous » afin de rétablir « la pertinence et la légitimité de l’organisation », avait-il déclaré lors de ce « grand oral ».

Soutenu par les Etats-Unis et les 27 pays membres de l’UE, l’ex-ministre français a voulu aller au-delà et se sent désormais « fort de la puissante légitimité que (lui) donne le très large soutien dont (il a) bénéficié, notamment dans les pays émergents et les pays à bas revenus ».

Dominique Strauss-Kahn en campagne avait jugé ironique que les deux candidats en lice soient européens… C’est la tradition, qui date de la naissance du FMI et de la Banque mondiale après la Seconde guerre mondiale: la règle non-écrite veut en effet qu’un Européen dirige le FMI et un Américain la Banque mondiale.

Au début de l’année, l’UE a soutenu le choix de l’administration Bush, qui s’est porté sur Robert Zoellick pour diriger la Banque mondiale. Comme « DSK », nombre de pays-membres ou organisations jugent cette répartition géographique dépassée et appellent à ce que soient désignés les candidats les plus qualifiés. A leurs yeux, 2012 -date à laquelle les directeurs généraux des deux institutions jumelles quitteront leur poste- sera le bon moment.

Jeudi, le ministre brésilien des Finances Guido Mantega avait par exemple annonçé que son pays et huit autres de la région (Colombie, Equateur, Guyane, Haïti, Panama, République dominicaine, Surinam, Trinité-et-Tobago) voteraient « DSK », saluant ses engagements en vue de la réforme du système de sélection des cadres dirigeants du FMI et de l’amélioration de la transparence des activités de l’institution. AP

 


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